Pin It

Le CDS compte répondre favorablement à l’appel royal afin de se mobiliser pour faire émerger un point de vue de la société civile entreprenante sur les questions de l’eau, vitale pour la société et l’économie, sans oublier l’importance qu’il convient d’accorder à la promotion de l’investissement comme l’une des réponses de l’heure aux besoins économiques et sociaux de la nation.

C’est dans ce sens de continuité et suite au Discours Royal inaugurant la nouvelle rentrée parlementaire, que le CDS, présidé par Mohamed Benamour, , ancien président de la Fédération Nationale du Tourisme -CGEM , signataire en 2001 au nom du secteur privé, de l’Accord Cadre et de l’Accord d’Application de la vision 2010, programme dans son agenda de fin d’année la question de l’investissement.
Ainsi, le CDS a prévu, dans le cadre du cycle de rencontres qu’il organise de lancer le débat dans ce sens. Et ce, afin de fédérer, pour réflexion, des personnalités publiques et civiles d’horizons divers, nationales et étrangères, réunies autour de la même cause au service des intérêts du pays en toute transparence et entière responsabilité dans différents secteurs de développement.
Pour les néophytes, il est à noter que le CDS est un « think thank » issu de la société civile. Il a fêté sa dixième année en novembre 2021. A cette occasion, il avait organisé une rencontre-débat sur le nouveau modèle de développement en présence de Monsieur Chakib Benmoussa. A côté de la question de l’eau, vitale pour la société et l’économie, Sa Majesté le Roi a réitéré l’importance qu’il convient d’accorder à la promotion de l’investissement comme l’une des réponses de l’heure aux besoins économiques et sociaux de la nation. A cet effet, le CDS qui compte parmi ses membres des dirigeants de petites et grandes entreprises de renommée nationale et internationale entend relayer l’appel royal.
L’un des objectifs serait de mettre en exergue les différentes dimensions à prioriser afin d’accélérer l’investissement public et privé. A l’heure où l’économie mondiale connaît un affaiblissement préoccupant et des finances publiques à rude épreuve, le Maroc doit innover en matière de leviers de croissance. Parmi ces leviers, une bonne articulation entre investissement public et investissement privé. C’est, en effet, l’objectif qu’imposent l’actualité et la conjoncture économique mondiale.
D’ailleurs, le modèle marocain d’investissement consistant à optimiser et mutualiser les impacts de l’investissement public et de l’investissement privé a été un succès. Il a permis de bâtir le Maroc du nouveau millénaire : attractivité économique renforcée, Infrastructures de classe mondiale, nouvelles zones industrielles, nouveaux secteurs d’émergence économique … Et la liste n’est pas exhaustive. C’est ce qui a permis au Maroc de se hisser en tant qu’acteur continental et mondial incontournable ; notamment dans les domaines de l’automobile, l’aéronautique, l’offshore Ing, l’agro-industrie, la formation et l’enseignement … Un modèle qu’il convient de consolider mais aussi de rénover comme préconisé par le nouveau modèle de développement. Car, les principaux maux qui plombent le décollage économique sont toujours présents comme les taux de pauvreté observés au plan national, les inégalités sociales et territoriales, la bureaucratie, la corruption …
Parmi les points positifs pour y mettre un terme est l’adoption de la nouvelle charte de l’investissement qui a intégré des innovations au cadre institutionnel, mais il convient de la mettre en œuvre dans le fond et la forme. Car notre pays souffre d’un mal endémique, Celui de l’incompétence dans la mise en œuvre des stratégies nationales. Ainsi que du dévoiement des politiques publiques. Les systèmes de capture de la rente étatique …
A l’instar de l’INDH qui se heurte en permanence aux critères d’attribution des subventions accordées malgré une gouvernance bien huilée. Plus de compétences et de rigueur dans le déploiement sur le terrain des stratégies déployées seraient un grand pas en avant pour gagner en efficacité et en ressources pour le développement. Les citoyens attendent cela des institutions publiques.
Néanmoins, l’Etat national ne peut tout faire. Il y a aussi « l’Etat territorial » qui doit faire sa part. Une expression que je désigne ainsi volontairement pour dire l’importance des collectivités locales (régions, provinces et communes…).
Nos territoires où devraient se déployer avec rigueur et efficacité les politiques publiques démontrent une passivité déconcertante mis à part certaines régions traditionnellement dynamiques. Et, pourtant, ils regorgent de richesses humaines et naturelles qui sont complètement neutralisées par un système politique local non inclusif.