Pin It

Du 17 Juin au 30 Aout courant, les cimaises de la galerie Dar D’Art de Tanger seront ornées par les œuvres récentes de l’artiste peintre chevronné Mostafa MAFTAH sous le « Renaissance » .

Cette exposition, dont le vernissage est prévu le 17 juin en présence de l’artiste, offre un regard panoramique sur la démarche, l’esprit de ce plasticien et le fruit de sa quête intérieure en vue d’allier les sentiers nouveaux du volume et l’éclat du jaillissement de sa palette si riche. Le tout avec de riches couleurs primaires et des formes simples à mi chemin entre son monde d’enfant et son univers circulaire.
Plus d’un mois durant, la galerie Dar D’Art de Tanger abrite une exposition originale de l’artiste peintre Mostafa MAFTAH. L’occasion pour le public de voir et d’apprécier sa dernière série de travaux qui s’annoncent comme une effervescence de sensations renouvelées et chargées de charme. S’appuyant sur de riches couleurs primaires et de formes simples, l’œuvre de notre plasticien est à l’image de son univers qu’il s’est créé au fil du temps, une enfance perpétuelle. Mostafa MAFTAH travaille à partir de pigments naturels et matières minérales comme la chaux ou l’argile qu’il applique en monochromes de couleurs primaires et complémentaires. Il superpose des couches de peinture en strates, chacune recouvrant la précédente, et intervient ensuite dans l’épaisseur de cette surface selon différents gestes : frottage, grattage, griffure.
Né en 1957 à Casablanca, El Mostafa MAFTAH est lauréat des Beaux-arts de Casablanca et de Marseille. Il vit en Italie pendant plus de sept années où il est influencé fortement par l’œuvre de Alberto Burri, Antonio Tapies ou encore Lucio Fontana et les pratiques de l’art informel. De retour au Maroc, il enseigne aux Beaux-arts de Casablanca de 2001 à 2003.
Peintre et sculpteur, MAFTAH réalise aussi des installations et des performances.
Il expose depuis 1977.
Il vit et travaille entre le Maroc et l’Italie.
Au cœur de l’activité artistique de MAFTAH l’enfance. Aussi bien du point de vue de la perception enfantine que de ses actes et inventions plastiques. Depuis toujours, l’artiste travaille et est travaillé par le thème du mur et déjà dans les années 1970, il avait réalisé une performance au vieux port de Marseille en installant une grande toile sur le quai avec pour fond un mur sur lequel les passants étaient invités à laisser une trace.
Maftah n’a pas fini d’affectionner les murs et les traces laissées par les passants et surtout les enfants pour lesquels leur rue a constitué un espace de jeu et de vie. Les murs portent le témoignage de différentes générations qui ont laissé leurs marques, leurs colères, leurs amours et au moins ce geste circulaire que l’on peut reconnaître spontanément.
Toute cette mémoire va constituer le fond de la toile de MAFTAH sur laquelle il va figurer les jeux des enfants de sa rue, des filles et des garçons : du carré six (marelle) à la damma (jeux de dames), de la trottinette au vélo, de la voiture au train et à l’avion en passant par le cerf volant, « zaâloula »(balançoire), et aussi la chaise et l’échelle qui lui permettaient de sauter les murs dans les quartiers de Bernoussi et Hay Mohammadi à Casablanca, où il a grandi.
Dessinateur, peintre, sculpteur, bricoleur, installateur, performeur… Mostafa MAFTAH brise les codes artistiques. Avec son talent et son âme d’enfant, l’artiste immortalise le moment en mélangeant les couleurs et en travaillant le bois.
Bercé très jeune dans le monde des couleurs, MAFTAH est resté toujours un enfants avec un langage pur et un art qui s’inspire de cette pureté, les cercles lui permettent de maintenir cette enfance emprisonnée de ses supports et couleurs.
Il expose rarement au Maroc, c’est une occasion au public tangérois et les gens en villégiature durant cet été de toucher de plus près cet artiste enfant.
A travers cette exposition, Mostafa MAFATAH présente un ensemble constitué de peintures dont l’apparence laisse deviner une composition palimpsestique complexe, ainsi que des œuvres textiles que l’on peut apparenter à la pratique plutôt artisane de la tapisserie. Une exposition à ne pas manquer !