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Invité du cycle de conférences des «Mardis du tourisme», Hamid Bentahar, Président de la CNT (Confédération Nationale du Tourisme, a appelé à un réel partenariat public-privé pour relancer le tourisme dans le royaume.

Séfrou est pressentie devenir un pôle touristique à part entière. Et pour cause, deux ténors du secteur touristique viennent d’être élus à la tête de la gestion des affaires de la ville et de sa province. L. Zelmat, Président du FNIH (Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière) et du GIAC (Groupements Interprofessionnels d'Aide au Conseil) Hôtellerie, a été élu Président du Conseil Provincial de Séfrou, juste après l’élection du Maire de la ville en la personne du Dr Hafid Ouachak, un grand professionnel du Tourisme.
Il s’agit de deux personnalités à la morale irréprochable, au tempérament paisible et à la grande expertise touristique au service du tourisme. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Lahcen Zelmat a opté pour la province de Séfrou. En effet, ce dernier n’a pas de secret pour Séfrou ni celle-ci pour lui puisque il a eu déjà des responsabilités dans la capitale des cerises.
En outre, se présenter à cette élection, ne consiste pas seulement dans la gestion des affaires de la ville, mais également de repositionner le produit Séfrou en tant que destination touristique inscrite dans la durabilité et l’authenticité. D’ailleurs, son savoir-faire impactera la capitalisation de son potentiel et catalysera les produits de niche existants, tels le tourisme vert, l’agrotourisme, le tourisme de montagne et de randonnée, le tourisme culturel, le tourisme sportif, etc. Les membres de la communauté professionnelle se frottent les mains à l’idée de voir deux des leurs accéder à des postes de responsabilité dans la gestion des affaires de la ville …
Pour rappel, Lahcen Zelmat, a eu un parcours pour le moins atypique et bien échelonné : Titulaire d’un brevet de pilote d’avion, c’est pourtant dans l’hôtellerie que ce vieux routier tracera son sillon. Pour ce faire, ce grand professionnel de l’industrie hôtelière a bien roulé sa bosse pour acquérir une riche expérience en la matière et ce, en passant par toutes les étapes de la chaîne de l’hôtellerie.
Réélu à l'unanimité pour un deuxième mandat de trois ans (2018-2021) à la présidence de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), L. Zelmat s’est fixé comme devise : «Restons unis pour développer le tourisme durable ». Son mandat aura duré parallèlement à celui de 2 ministres du Tourisme. Etape que Zelmat qualifie de déterminante dans plusieurs chantiers. Une série d’acquis à laquelle il faisait allusion, notamment l’adoption de la loi n° 80-14, relative aux établissements touristiques et aux autres formes d’hébergement touristique, la mise en place en matière d’hébergement touristique, du mécanisme relatif à la qualité des prestations des établissements touristiques et l’adaptation du système de classement hôtelier à l’évolution des exigences des touristes en termes de qualité, de sécurité, d’hygiène et de développement durable, en même temps que l’Intégration de nouvelles innovations au niveau du dispositif de classement pour le rendre plus moderne, plus efficace, et plus crédible. Sans oublier l’élargissement du périmètre de classement à des concepts marocains phares (Kasbah et Riad) ainsi qu’à d’autres formes d’hébergement touristique (hébergement chez l’habitant, bivouacs, hébergement alternatif).
De même qu’il n’a pas omis de citer la révision des procédures administratives liées au processus d’autorisation et de classement en fusionnant la procédure du classement technique provisoire avec la procédure d’octroi du permis de construire. Et ce, sans pour autant omettre la mobilisation des fonds stipulés dans les contrats progrès où la fédération des hôteliers se taille la part du lion. Ainsi que des acquis enregistrés, en usant du lobbying des hôteliers mis en place qui doit être davantage consolidé auprès du Parlement et de la Deuxième chambre, surtout en matière de taxation.
Pour rappel, cet ancien pilote des Forces royales air opère un spectaculaire revirement à 180 degrés. Sa carrière dans l’aviation, commencée en 1965, s’arrête au 31 août 1975. «Pour des raisons familiales », expliquait-il. En fait, sitôt son engagement de dix ans bouclé, le jeune père de famille reprend le chemin des études, où il a obtenu un DUT à Saint Denis, puis un DESS à Paris Dauphine. Toutefois, pour financer ses études, l’ex-pilote travaille la nuit.
Parfois plongeur, concierge, réceptionniste de nuit. C’est là qu’il prend goût à l’hôtellerie. De 1977 à 1986, il exercera diverses fonctions dans l’Hexagone. Réceptionniste de nuit à l’hôtel PLM Saint-Jacques Paris, directeur de nuit à l’hôtel Ibis Nantes, chef de réception puis directeur d’hébergement à l’hôtel le Phénicien, il sera passé par toutes les étapes de la chaîne hôtelière.
Juste après son retour au Maroc en 1986, il est nommé directeur administratif et financier de l’hôtel El Kandara à Casablanca, ou ex-Rivoli et actuellement Palace d’Anfa Casablanca. Polyvalent, il change de secteur deux ans plus tard pour prendre la direction commerciale de cet établissement qui cherchait alors à se repositionner. En 1995, la direction Hébergement est rattachée au département commercial. Mais dix ans plus tard, alors qu’il venait d’être nommé directeur d’exploitation de ce 4 étoiles casablancais, le pilote fait cap sur le Nord. On le retrouve à Cabo Négro comme directeur général de l’hôtel Le Petit Merou, en plus du Holiday Club, un quatre étoiles de 32 chambres. Toujours dans le Nord, il dirigera pendant trois ans, de 1998 à 2000, l’Holiday Club de M’diq, village de vacances de 350 chambres et 820 lits. Depuis son retour à Casablanca, Lahcen Zelmat est à la tête de l’hôtel Suisse, un établissement 4 étoiles de 194 chambres.
Ensuite, ce grand pilote de l’industrie hôtelière occupe le poste de Directeur général du Palm Plaza Marrakech Hotel & Spa 5*depuis mai 2009 et actuel Président du FNIH, et celui GIAC Hôtellerie, Vice-président AIH Marrakech, et membre du CNT, etc. Un véritable pilote de l’industrie hôtelière.
L’homme qu'il faut à la place qu'il faut !