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La série marathonienne des travaux qu’entretient le président de la CNT, Hamid Bentahar avec les différentes fédérations de métiers bat son plein.

Après ses précédentes rencontres avec la FLASCAM et la FMAC, cette fois-ci c’était au tour de la FNTT-Cgem, la FNR et la Fédération nationale des guides de tourisme au Maroc.
En effet, c’est une opportunité propice pour discuter avec les présidents des fédérations de métiers de leurs objectifs en les coordonnant avec la feuille de route de la CNT et anticiper les difficultés que connait le secteur toutes activités liées au tourisme comprises.
Cette dernière rencontre a concerné les 3 corps de métiers les plus touchés, que ce soit à cause de la pandémie ou des difficultés que connaissent ces sous-secteurs avant l’avènement de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Les professionnels du transport touristique et les guides du tourisme, sont un maillon important pour faire preuve de bonne hospitalité avec la qualité de service envers les touristes nationaux et étrangers. Concernant les transporteurs touristiques, ils endurent encore des rouages des réglementations et autres : flotte à l’arrêt, saisie de véhicules faute de paiement des échéances, mises en demeure à la pelle, surendettements, etc. Une impasse qui ne freine pas pour autant l’ambition de la FNTT-Cgem d’imaginer un plan d’action, une vision 2025 réaliste, exposée d’ailleurs au Président de la CNT pour en prendre note et faire le nécessaire pour la bonne marche de la profession.
Les transporteurs touristiques ont exprimé leurs doléances, à savoir l’utilité des différentes mesures prioritaires du CVE. Mêmes craintes exprimées s’il y a reprise, avec des entreprises fantômes d’elles-mêmes, sans cash-flow et d’improbables nouveaux crédits pour remettre les véhicules en état de marche. D’ailleurs, la FNTT-Cgem a déjà adressé un compte rendu de leur situation aux autorités, ministères, sociétés de crédits et partenaires. Sans pour autant oublier que le secteur a certainement perdu 60% des 11.000 véhicules agréés fin 2019. Le reste de la flotte doit reconstruire son capital tout seul et sans aucune aide. Attendons, pour voir, la réaction du nouveau gouvernement.
A cet effet, la FNTT-Cgem a présenté au Président de la CNT, les propositions faites au Gouvernement pour trouver une solution à ses problèmes. Parmi celles-ci, l’on cite la suspension de toutes les procédures de mise en demeure, poursuites judiciaires, saisie des véhicules, enclenchées par les organismes de crédit. Ensuite, différer le remboursement des échéances de crédit jusqu’au 30 juin 2022. Aussi, la mise en place d’un dispositif de reprofilage des échéances de crédit accumulées supporté par une garantie de l’Etat en contrepartie d’une exonération des intérêts intercalaires et différents frais correspondants à toute la période de crise, avec l’annulation de toutes taxes et impôts émis durant la période de crise. Elle préconise également des mesures de soutien d’ordre fiscal et social pour accompagner la reprise du secteur, tout en appelant les compagnies d’assurance à consentir un effort financier, vu l’immobilisation prolongée des véhicules.
Selon les présidents des fédérations de métiers présents, cette rencontre avec le Président de la CNT tend vers l’optimisme, et a eu une grande écoute, avec l’implication effective et de volonté de bâtir ensemble, main dans la main, dans une logique de co-construction responsable …, qui constitue le slogan de la stratégie de la CNT. Ont été présents à cette rencontre Azzeddine Skalli (Président Délégué de la FNTT-Cgem), Rachid Bouamara (Nouveau Président de la FNTT-Cgem) et Hamid Bentahar (Président de la CNT).