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Le Groupe Emirates a publié ses résultats du premier semestre de l’exercice 2021-22.

A savoir que le chiffre d’affaires du Groupe s’établit à 24,7 milliards AED (6,7 milliards USD) pour les six premiers mois de l’exercice 2021-22, soit une progression de 81 % par rapport aux 13,7 milliards AED (3,7 milliards USD) enregistrés au premier semestre 2020-21. Cette solide remontée du chiffre d’affaires a bénéficié de l’assouplissement des restrictions sur les déplacements à l’échelle mondiale et de la hausse concomitante de la demande de transport aérien permise par la montée en puissance des campagnes de vaccination contre la COVID-19 dans les différents pays.
Le Groupe publie pour le premier semestre 2021-22 une perte nette de 5,7 milliards AED (1,6 milliard USD), ce qui représente une amélioration substantielle par rapport à la perte de 14,1 milliards AED (3,8 milliards USD) enregistrée pour la même période l’an dernier.
Le Groupe a également publié un excédent brut d’exploitation de 5,6 milliards AED (1,5 milliard USD), ce qui représente un spectaculaire redressement par rapport à l’excédent brut d’exploitation négatif de 43 millions AED (12 millions USD) enregistré au premier semestre de l’exercice 2020-21 et témoigne d’un remarquable retour à la rentabilité opérationnelle.
Le Groupe conservait une position de trésorerie saine de 18,8 milliards AED (5,1 milliards USD) au 30 septembre 2021, contre 19,8 milliards AED (5,4 milliards USD) au 31 mars 2021.
« Au début de notre exercice 2021-22, les campagnes de vaccinations contre la COVID-19 se déployaient à un rythme sans précédent aux quatre coins du monde. À l’échelle du Groupe, nous avons assisté à un redressement de notre activité et de la demande dès que les différents pays ont commencé à assouplir leurs restrictions de voyages. Cette tendance s’est accélérée pendant l’été et elle continue de s’affirmer pour la saison d’hiver et au-delà.” a déclaré Son Altesse le Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, Président d’Emirates Airline et d’Emirates Group.
« Nos activités de fret et de manutention sont restées très dynamiques, constituant une base solide sur laquelle nous avons pu relancer rapidement nos services passagers. Même si nous sommes encore loin d’avoir retrouvé nos niveaux d’activité d’avant la pandémie et de renouer avec les bénéfices, nous sommes en très bonne voie avec un chiffre d’affaires en progrès et avec une solide trésorerie à la fin du premier semestre 2021-22. » Le Cheikh Ahmed ajoute : «  Nous tenons à remercier nos clients pour leur soutien constant et à exprimer notre gratitude à tous nos partenaires et à toutes les parties prenantes des secteurs de l’aviation et des voyages au titre de leurs remarquables efforts, grâce auxquels le trafic aérien international a pu reprendre sans encombre et en toute sécurité.
Si nous avons réussi à nous adapter et à traverser avec succès la période la plus éprouvante de notre histoire à ce jour, c’est grâce à la force des marques Emirates et dnata, à la qualité de nos produits et services, à notre maîtrise du numérique et à nos capacités d’innovation, ainsi qu’au travail exceptionnel de nos équipes. Nous voulons continuer d’investir dans ces domaines clés afin de positionner le Groupe au mieux pour l’avenir, parallèlement à une rationalisation des processus et aux nouveaux moyens technologiques implémentés ces derniers mois.»
Le Groupe Emirates a pu mobiliser sa solide trésorerie et accéder à des financements octroyés aussi bien par son propriétaire que par le secteur financier au sens large dans un contexte de difficultés inédites que la COVID-19 a imposées aux secteurs de l’aviation et des voyages. Au premier semestre 2021-22, notre propriétaire a encore injecté 2,5 milliards AED (681 millions USD) par le biais d’une participation au capital d’Emirates et il reste aux côtés de la compagnie aérienne pour l’accompagner sur la voie de la reprise.
Par rapport au 31 mars 2021, l’effectif du Groupe Emirates a légèrement diminué de 2 %, pour s’établir à 73 571 salariés au 30 septembre 2021. Dans la perspective de la montée en puissance des capacités et de l’activité au cours des prochains mois, Emirates et dnata ont lancé des campagnes de recrutement ciblées pour répondre à leurs besoins, en privilégiant la réembauche du personnel licencié ou en chômage partiel.
Au cours des six premiers mois de 2021-22, Emirates a réceptionné deux nouveaux A380 et retiré de deux appareils plus anciens dans le cadre de sa stratégie flotte along terme pour plus d’efficacite operationnelle, , pour réduire au maximum son empreinte carbone et offrir une meilleure expérience à ses clients. Avec pour objectif prioritaire la reconstitution de son réseau et de ses liaisons passagers passant par son hub de Dubaï, Emirates a su s’adapter dès la levée des restrictions pour reprendre ses services ou ajouter des vols supplémentaires. En juillet, la compagnie a inauguré sa nouvelle liaison vers Miami et, au premier semestre 2021-22, elle a mis en place des vols en partage de codes et des partenariats interline avec Airlink, Aeromar, Azul, Cemair et South African Airways, afin de proposer un plus vaste choix de connexions à ses clients.
Au 30 septembre, les vols passagers et de fret d’Emirates desservaient 139 aéroports et la compagnie exploitait l’intégralité de sa flotte de Boeing 777 ainsi que 37 A380.
Emirates a également continué de proposer de nouveaux services destinés à améliorer l’expérience passager, à renforcer la confiance des clients et à assurer un déroulement efficace des opérations, en toute sécurité. En juin, elle fut la première compagnie aérienne à implémenter le IATA Travel Pass à l’échelle mondiale, en plus de ses investissements en cours dans d’autres technologies biométriques et de contrôle numérique à l’aéroport de Dubaï. Pour sa clientèle haut de gamme et les grands voyageurs, Emirates a étendu son offre de services de salons en aéroports et de voiture avec chauffeur dans des aéroports clés en dehors de Dubaï. La compagnie a également lancé le programme de fidélité en ligne Skywards+, qui offre à ses 27 millions de membres un accès plus aisé à un système de remises et de privilèges sur mesure.
Au cours des six premiers mois de l’exercice, la capacité globale de la compagnie a augmenté de 66 %, à 16,3 milliards de tonnes-kilomètres offertes (TKO), en raison du développement substantiel de son programme de vols alors que de plus en plus de pays levaient leurs restrictions de déplacement. La capacité mesurée en sièges-kilomètres offerts (ASKO) a plus que triplé (+250%), tandis que le trafic passagers mesuré en revenu par passager-kilomètre transporté (RPKT) s’envolait de 335 % et que le coefficient de remplissage moyen remontait à 47,9 %, contre 38,6 % l’an dernier, au cœur de la pandémie. Emirates a transporté 6,1 millions de passagers entre le 1er avril et le 30 septembre 2021, ce qui représente une hausse de 319 % par rapport à la même période de l’an dernier. Le volume de fret a progressé de 39%, pour atteindre 1,1 million de tonnes, ce qui correspond à 90 % du volume acheminé avant la pandémie (c’est-à-dire en 2019). Cette croissance témoigne de la capacité d’adaptation hors du commun d’Emirates SkyCargo et de sa capacité à répondre aux besoins de ses clients, qu’il s’agisse du transport de vaccins et de médicaments, de biens de première nécessité comme de produits alimentaires et périssables, ou encore de chevaux ou de voitures de course.
Au premier semestre 2021-22, Emirates SkyCargo a renforcé ses équipements de manutention de produits pharmaceutiques sur la chaîne du froid en ajoutant des capacités pour 94 palettes supplémentaires en chambre froide au sein des infrastructures existantes et certifiées conformes au RGPD de l’aéroport de Dubaï. Emirates SkyCargo contribue toujours à la distribution mondiale des vaccins contre la COVID-19, dont la compagnie avait déjà transporté plus de 150 millions de doses passant par son hub de Dubaï à la date de juillet 2021.
Au premier semestre de l’exercice 2021-22, Emirates a enregistré une perte de 5,8 milliards AED (1,6 milliard USD), moins élevée que la perte de 12,6 milliards AED (3,4 milliards USD) de l’an dernier. Le chiffre d’affaires d’Emirates, autres produits d’exploitation inclus, a atteint 21,7 milliards AED (5,9 milliards USD), ce qui représente une croissance de 86 % par rapport aux 11,7 milliards AED (3,2 milliards USD) des six premiers mois de l’exercice précédent.
Cette vigoureuse reprise du chiffre d’affaires s’explique par le redressement rapide de la demande passagers dès l’assouplissement des restrictions de vol et de déplacement partout dans le monde.
Les charges d’exploitation d’Emirates ont augmenté de 22 % dans un contexte de croissance globale de ses capacités de 66 %. Les coûts de carburant ont plus que doublé par rapport au premier semestre 2020-21. Cette forte augmentation s’explique en tout premier lieu par la hausse de 81 % de la consommation de kérosène qui a accompagné le vif redémarrage des vols au cours des six mois jusqu’en septembre, mais aussi par une augmentation des cours moyens du pétrole. Le carburant, qui constituait le principal poste de dépenses de la compagnie lors des exercices antérieurs à la pandémie, a représenté 20 % de ses charges d’exploitation au premier semestre de l’exercice, contre 11 % un an plus tôt.
Profitant de la remontée significative de son activité au cours de ces six mois, l’excédent brut d’exploitation d’Emirates s’est redressé, pour atteindre 5,0 milliards AED (1,4 milliard USD) contre 290 millions AED (79 millions USD) au cours de la même période de l’an dernier. Dnata : Les activités de fret et de manutention au sol, de restauration à bord, de vente et d’organisation de voyages de dnata se sont rapidement redressées, dès l’assouplissement des restrictions de vols et de déplacements imposées par la pandémie. Témoignant ainsi de sa capacité d’adaptation et des qualités de ses équipes de professionnels hautement qualifiés, dnata a su répondre sans délai aux besoins des clients en leur offrant des services de tout premier ordre, qu’il s’agisse d’aider les compagnies aériennes à reprendre leurs vols sans encombre et en toute sécurité ou d’assister les clients dans la réservation de voyages attendus depuis si longtemps.
Dnata a également continué d’investir dans ses infrastructures stratégiques afin d’améliorer l’efficacité des services déjà excellents que la société propose à ses clients. Au premier semestre 2021-22, dnata a ainsi ouvert un entrepôt de 5 000 m² destiné à des opérations de maintenance avancée des autobus de piste pour les passagers de l’aéroport de Dubaï.
Le chiffre d’affaires de dnata, autres produits d’exploitation inclus, ressort à 3,7 milliards AED (1 milliard USD), soit une hausse de 55 % par rapport aux 2,4 milliards AED (644 millions USD) de l’an dernier.
Le bénéfice global de dnata s’élève à 85 millions AED (23 millions USD), contre une perte de 1,5 milliard AED (396 millions USD) l’an dernier. Les activités aéroportuaires de dnata sont restées le principal moteur du chiffre d’affaires, avec 2,5 milliards AED (688 millions USD), en hausse de 52 % par rapport à la même période de l’an dernier. Le nombre d’appareils pris en charge par la société pour toutes ses activités a très sensiblement augmenté (+116 %), à 222 668, tandis que le volume de fret manutentionné progressait de 9 %, à 1,4 million de tonnes.
Les activités de restauration à bord et de vente de dnata ont contribué au chiffre d’affaires de la société à hauteur de 766 millions AED (209 millions USD) soit une croissance de 80%. Le nombre de repas servis à bord a doublé, pour atteindre 16,6 millions au premier semestre de l’exercice, contre 8,3 millions à la même période de l’an dernier.
La division Voyages de dnata a contribué au chiffre d’affaires à hauteur de 147 millions AED (40 millions USD), après 95 millions AED (26 millions USD) au premier semestre 2020-21, ce qui représente une augmentation de 55%. La division a publié une valeur commerciale sous-jacente de ses prestations de voyage vendues de 726 millions AED (198 millions USD), après une valeur négative exceptionnelle de 246 millions AED (67 millions USD) au premier semestre de l’an dernier, imputable aux importants volumes de remboursements au titre de l’annulation des réservations des clients au début de la pandémie, en 2020.